Aldjia " N'oublions pas les valeurs ancestrales"
Elle chante et donne du bonheur à un nombreux public depuis le début des années 1980. Aldjia a une voix et des textes qui bercent, qui font voyager. Cette grande dame de la chanson kabyle vit à Paris depuis de longues années.  Elle nous dit, ici, son amour de l’Algérie, de la Kabylie ; elle nous fait part également de ses projets artistiques.
Comment êtes-vous venue à la chanson ?
Aldjia : J'ai toujours voulu chanter depuis que j'étais petite ; en Kabylie, à Ait Douala, j'allais avec ma mère et d'autres femmes à la  fontaine et j'adorais les entendre raconter des histoires et surtout chanter les chansons notamment de Hnifa, Ait Farida, Bahia Farah, Slimane Azem, Cheikh El Hasnaoui et d'autres ; c'était merveilleux pour moi, je  m'en lassais jamais. Par la suite,  j'ai laissé ma fontaine pour venir en France. J’étais tellement malheureuse de quitter ma Kabylie. Avec le temps, je  me suis habitué ; j’ai voulu pour être styliste  (j’aime ce domaine de la mode, de la haute couture). Un jour, j’ai eu la chance de connaitre le groupe Djurdjura par l’intermédiaire d’une amie à elles. C’était un groupe de trois sœurs ; lorsque l’une d’elles a quitté le groupe, je l’ai remplacée.

Mais mon but c’était de faire une carrière solo. Quelques mois après, j’ai quitté le groupe et j’ai fait des duos avec Fahem, Ait Meslayène et Ait Menguellet. Et c’est la chanson « Roba n Chach » (la robe de soie) qui m’a révélé au public en 1983.

 

                                       

 
Comment voyez-vous la chanson algérienne et la chanson kabyle en particulier ?
Aldjia : Je la vois plutôt en baisse par rapport à quelques années. La chanson kabyle a notamment régressé en comparaison avec les années 1980. Peut-être que je me trompe mais le public n’a plus la même oreille, la même écoute, la même attention. Les anciens chanteurs avaient le verbe, la plume et l’âme qui donnaient à la chanson kabyle son originalité et son authenticité.
Certes, il y a l’évolution, le modernisme ; il faut avancer avec son temps. Je ne suis pas contre tous ces jeunes, avec leur style, leur savoir-faire et leur talent. Mais il ne faut pas oublier les vraies valeurs ancestrales, nos racines, nos coutumes et nos mœurs. En tout cas, j’y tiens fortement et j’essaie d’apporter ma pierre à cet édifice.
C’est une vraie bataille ; surtout pour une femme, d’autant que je n’ai personne derrière moi, que je bataille seule pour faire mon chemin proprement et dignement.
 
: Quels sont vos projets artistiques ?
Aldjia : C'est toujours rester dans la chanson ; chanter dans ma langue maternelle, apporter ma part, contribuer et promouvoir ma culture. Cela dit, j'ai un nouvel album de huit titres, avec des thèmes variés. Ce produit est nouveau d'autant plus que j'ai travaillé au studio la Muz, à Tizi Ouzou, avec Madjid Halit. Il aura comme titre "nadh i rebg ik tazid", il sortira vers la mi-juillet. Le mois de juin je  tournerai un clip en Kabylie avec l'une des chansons contenue dans l'album  pour la promotion. J'ai des mariages pour cet été, un projet pour une tournée en Algérie en aout ou septembre et puis je termine le reste de l'album en clips pour un DVD. Et je commence déjà à travailler sur le prochain album.
 
Propos recueillis, à Paris, par Youcef ZIREM pour Lakoom.info

Le tuteur de Madame le Ministre  -.Témoignage d'une ame brimée

À travers quelques images de son histoire, nous assistons à l’humiliation infligée aux femmes depuis vingt ans par le code de la famille, qui les tient au rang de mineures à vie.
En effet, Lila, une femme instruite, d’une quarantaine d’années, après un brillant parcours universitaire et une suite de combats et d’actes militants pour la défense des droits des femmes, se voie nommée au poste de ministre. Malek est, lui aussi, cadre important au ministère. Lui et Lila vivent ensemble depuis un moment. Ils s’aiment, pour ainsi dire.

Surprise ! Une merveilleuse nouvelle pour Malek, encore plus pour Lila qui croyait ne jamais goûter au bonheur d’être maman. Sa joie ne tarde pas à fondre sur son corps de femme comme un châtiment. Lila veut garder son bébé ainsi que son poste mais refuse de se marier pour ne pas subir l’humiliant agrément d’un tuteur qui autoriserait son mariage et qui lui rappellerait concrètement son statut d’être mineur à vie.

Mais malgré ses pouvoirs, Lila devrait pourtant faire un choix et elle n’en a pas plusieurs. Des parents non plus d’ailleurs. Son père est décédé, et elle n’a pas de frères ce qui la renvoie vers la recherche d’un proche de sang : son tuteur !
Elle en a deux. Un elle le connaît. C’est Tahar, actuellement au Canada, son cousin avec qui elle a partagé les années de l’université. Ils étaient de bons amis.
 
Tahar, bien que ravi d’avoir des nouvelles de sa cousine, refuse de valider avec sa signature ce même code pour lequel, 15 ans auparavant, ils ont signés tous les deux sur une même feuille son abrogation. Malgré sa rigueur, la sensibilité de Tahar n’est pas altérée. La situation de sa cousine le touche profondément et c’est ainsi qu’il lui parle de son frère cadet qu’il ne lui conseille pas toutefois. Il semblerait d’après les dernières nouvelles, lui dit-il, qu’il ait bénéficié du statut de repenti.

 

Va-t-on jamais comprendre quelque chose à tout cela ? En attendant de comprendre, Lila exerce son pouvoir de ministre sur le peuple. Et le petit cousin jouit de son pouvoir de tuteur de madame la ministre.
 
Par ce film, Djamila Amzal entend apporter sa modeste contribution à ces luttes qui se mènent afin que l’absurde cesse de ronger notre société.

 

17octobre1961.free.fr - un site-web contre l'oubli

Site web de l'association "17 octobre 1961 : contre l'oubli" dont le président est Olivier Le Cour-Grandmaison

 

Olivier LE COUR-GRANDMAISON - Crime d'état à Paris

Olivier Le Cour Grandmaison est un universitaire français né le 19 septembre 1960 à Paris. Historien spécialiste des questions de citoyenneté sous la Révolution française et des questions qui ont trait à l'histoire coloniale, il enseigne les sciences politiques à l'université d'Evry-Val d'Essonne ainsi qu'au Collège international de philosophie. Titulaire d'une maitrise d'histoire, il poursuit ses études en obtenant un DEA de sciences politiques et de philosophie. En 1991, il obtient un doctorat de sciences politiques en soutenant une thèse sur les citoyennetés en Révolution (1789-1794).
Dans le même temps, il enseigne le droit à l'Université du Maine (notamment le droit public, constitutionnel et communautaire) ainsi que la sociologie et la philosophie politique.
Il est responsable du DEUG de droit à l'Université d'Evry-Val-d'Essonne, avant de devenir membre du Conseil Scientifique de l'Université et membre du Conseil national des universités
 
 
La France persiste à refuser de reconnaître officiellement ses crimes commis contre les Algériens pendant la période coloniale.
 
Intervenant lors d’un débat qu’il a coanimé au Centre culturel algérien de Paris avec Jean Luc Einaudi, chercheur et auteur de l’ouvrage la Bataille de Paris, Me Ali Haroun a souligné la difficulté d’avoir un chiffre exact des victimes de ces manifestations car, a-t-il dit, « de nombreux Algériens comptent parmi les disparus ». « Une chose est certaine, nous sommes très loin du bilan annoncé par Papon, à savoir deux morts. En une seule journée, la police française a procédé à 11 500 arrestations. Même les femmes et les enfants n’on pas été épargnés puisque près de 1 000 épouses, mères et sœurs ont été interpellées ainsi que 500 enfants », a ajouté l’orateur. Pour sa part, Jean Luc Einaudi, qui a effectué des recherches sur ces évènements, a avancé un nombre de victimes supérieur à 200. Lui aussi a souligné la difficulté d’avoir un chiffre exact mais, a-t-il dit, « ce fut une véritable boucherie ». « Officiellement, les registres du service médico-légal ne signalent aucun mort pour la journée du 17 Octobre 1961.
 
Les cadavres acheminés vers la morgue étaient tout simplement jetés dans la Seine à partir des fenêtres du bâtiment abritant la morgue », a-t-il dit. L’auteur de la Bataille de Paris a expliqué que la réaction de la police française était violente. « Même des étrangers qui avaient le type maghrébin étaient systématiquement interpellés et embarqués. Même un certain Gabriel Garcia Marquez, qui vivait à Paris, a passé une nuit dans un commissariat. Cet homme obtiendra le prix Nobel de littérature quelques années plus tard. Il dira qu’il était fier de s’être senti algérien et d’en avoir subi le même sort », a rappelé Jean Luc Einaudi. « Il faut une reconnaissance officielle des crimes commis par la France. L’universitaire et historien français Olivier Le Cour GrandMaison a estimé hier que la bataille à mener aujourd’hui est celle de « la reconnaissance officielle des massacres du 17 Octobre 1961 » et de « l’abrogation de la loi scélérate du 23 février 2005 ». « Ce qui demeure d’actualité, après la bataille pour la connaissance aujourd’hui remportée pour l’essentiel, c’est la lutte pour la reconnaissance du crime d’Etat commis les 17 et 18 octobre 1961, car, en dépit d’avancées significatives au niveau municipal, les plus hautes autorités de l’Etat français se refusent toujours, et toujours plus à cette reconnaissance officielle », a indiqué l’universitaire, dans un entretien à l’APS.

 

  Colonisation, le poison de l’Europe
  Article paru dans la revue " POLITIS" en Mars 2005
 
Dans « Coloniser. Exterminer. Sur la guerre et l’État colonial », un essai vigoureux, à la croisée de plusieurs disciplines intellectuelles, Olivier Le Cour Grandmaison montre à quel point, dès le début, la guerre coloniale en Algérie a été exceptionnelle, préfigurant certaines méthodes utilisées au siècle suivant.
Lorsqu’on referme le livre d’Olivier Le Cour Grandmaison, on est envahi par une sensation de dégoût et de honte. On plonge en effet, au fil de ses 370 pages, dans l’horreur et la cruauté d’une violence quasi-permanente qui accompagne la colonisation de l’Algérie française. La fameuse « pacification » ­ vocable constamment employé pendant les 132 ans du « joug français » ­ ne sera jamais qu’un vain mot : face à la « brutalisation » en cours de la nouvelle « armée d’Afrique » (pouvant tuer, piller, violer, confisquer biens et maisons à sa guise), les révoltes ne cessent quasiment jamais, mais sont constamment matées. La population algérienne a donc le triste privilège de subir l’inauguration de terribles méthodes, nouvelles à l’époque, qui annoncent celles des guerres et même des génocides du siècle suivant. Mais Olivier Le Cour Grandmaison ne se limite pas au récit de faits sanglants. Son objectif, bien plus large, est de mêler différentes approches afin de présenter ce qui constitue une sorte de laboratoire, aussi bien des théories racistes que de techniques répressives employées lors de cette « guerre exceptionnelle », comme les militaires la qualifient alors eux-mêmes, conscients du fait qu’elle n’est plus régie par le droit de la guerre en vigueur jusque-là puisqu’ils combattent une population entière et principalement des civils.
Original, le livre l’est d’abord du point de vue de sa méthode. En effet, l’auteur ignore les découpages chronologiques habituels des historiens : il étudie toute la période allant de 1830 à 1962, sans hésiter à faire de nombreux allers-retours entre la période de la conquête et l’époque contemporaine, ni à pointer les inquiétantes constances (parfois jusqu’à nos jours) de certains dispositifs répressifs. Mais l’auteur, qui enseigne la philosophie et les sciences politiques (et non l’histoire donc), refuse également les frontières disciplinaires : il choisit, du fait des multiples objets étudiés, à l’instar de Michel Foucault, une « voie dédisciplinarisée, rebelle à l’ordre des savoirs récemment institués ». Le Cour Grandmaison étudie donc des textes d’origines et de statuts divers, empruntés à l’histoire, au droit, à la politique, à la philosophie ou même à la littérature.
 
Si l’on est choqué aujourd’hui par toutes les descriptions des violences commises par l’armée coloniale et les discours des contemporains, l’auteur ne produit pas une dénonciation idéologique a posteriori des horreurs du colonialisme. Reprenant les débats et études de l’époque, il montre que « l’extermination » (qui, au sens de l’époque, signifie tout un ensemble de façons de tuer, pas seulement un massacre de masse) était alors un fait accepté et reconnu par tous, aussi bien par les partisans de la colonisation que ses adversaires, « inévitable » avec le but de fonder une « colonie de peuplement ». Mais il apporte un démenti cinglant aux tentatives de dégager d’hypothétiques bénéfices à « l’oeuvre civilisatrice de la colonisation », qui a pourtant encore aujourd’hui des partisans, tel Alain-Gérard Slama, qui gomme par exemple dans son ouvrage sur l’Algérie française les quelque 875 000 Algériens tués pendant les 40 premières années de présence française. Ce chiffre, déjà admis à l’époque, résulte des méthodes utilisées par l’armée : en plus de fréquents massacres, elle pratique des « razzias » qui consistent à piller ce qu’on peut prendre et à détruire tout le reste par le feu (maisons, récoltes, bétail, cultures, etc.). Famines et déplacements forcés en sont les conséquences et permettent ensuite de s’emparer aussi des terres. À la différence des pillages qui existaient en marge des guerres, ces razzias sont planifiées, soigneusement préparées. Si ce type d’actes ont été plus fréquents entre 1830 et 1872, on les retrouve néanmoins lors des révoltes qui naissent par la suite. Surtout, ces méthodes seront appliquées lors des autres conquêtes (Indochine, Nouvelle-Calédonie, Afrique Noire) puis pendant la politique des « pouvoirs spéciaux » mise en place par Guy Mollet en 1956, et jusqu’en 1962...

Olivier Le Cour Grandmaison enseigne les sciences politiques et la philosophie politique à l'Université. Il a notamment publié Les Citoyennetés en Révolution (1789-1794) (PUF, 1992), Le 17 octobre 1961 : un crime d'État à Paris (collectif, La Dispute, 2001), et Haine(s). Philosophie et Politique (PUF, 2002).

 

Lounis Aït MENGUELLET- La terre et le chant

 Interprète, poète et compositeur, Lounis Aït Menguellet naquit à Ighil Bouammas, en Haute Kabylie, le 17 janvier 1950. Il passe son enfance dans son village natal avant de déménager à Alger chez ses frères Smail et Ahmed. Il fréquente l’école primaire puis le collège du 1er mai où il reçoit une formation d’ébéniste. Il n’ aime pas les études puisque dit-il on trouver tout dans les livres. Il commence à chanter en 1967 mais il se décourage vite et si ce n’est des amitiés solides, il n’aurait jamais pu continuer. Dans l’émission de la chaîne II, Les Chanteurs de Demain de Chérif Kheddam, il chante sa première chanson : « Ma trud ula d nek Kter » (Si tu pleures, moi je pleure encore plus). Kamel Hamadi, parent et ami du chanteur se chargera du contact avec les éditeurs qui formulent leurs propres exigences et lui conseillent de reprendre « Ih a Muhand a Madam Servi Latay » de Awid Youcef. Mais le jeune poète est obsédé par autre chose de plus profond. A partir des années 1970, il devient le symbole de la revendication identitaire qui s’exprime de façon éclatante une décennie plus tard. Ait Menguellat reste malgré les aléas de la conjoncture et de l’ingratitude humaine, le plus populaire des chanteurs kabyles. Et surtout le plus dense et le plus profond. Parce qu’il a su garder sans doute un parfait équilibre entre l’inspiration et la technique et qu’il constitue un moment fort de la chanson kabyle moderne et de la chanson algérienne contemporaine.

                           

« Qui vous parle de moi, doit nécessairement me connaître mais qui ne me connaît pas ne peut vous parler de moi. »

Lounis Aït Menguellet est selon, un chanteur-poète ou un poète-chanteur. Mais avant tout il est l’homme de sa terre, indissociable des éléments naturels qui l’entourent. Oui Lounis est l’homme de sa terre et c’est l’Oued, l’Olivier et la Colline qui sont les plus à mêmes de vous le faire connaître car c’est avec ces éléments qu’il s’entretient du devenir des hommes.

Par moment tel un colporteur, il endosse les habits du chanteur pou descendre vers la plaine faire entendre aux hommes ce que le poète a écrit.

Vous aussi, venez partager ses mélodie et sa poésie lors de sa tournée-événement à venir.

Cette année, Lounis Aït Menguellet fête ses quarante ans de carrière… déjà quarante ans que les mots du poète bercent le cœur de son très large public à travers le monde.

Laissez-vous emporter dans ses montagnes, là où le regard porte très loin dans l’âme des Hommes.

.....Soyez les bienvenus sur les terres de Lounis Aït Menguellet

 A l’occasion des 40 ans de carrière de l’artiste , Concert le vendredi 31 Octobre 2008 à 20H30
Salle le Firmament - FIRMINY ( 42)
En partenariat avec l’association culturelle berbère stéphanoise et la ville de Firminy
Billleterie à l'ACBS et à la Maison de la Culture de Firminy
TARIF NORMAL: 20 Euros - TARIF REDUIT: 18 Euros

 

"Ma mère m’a dit", 1er film franco-kabyle actuellement dans les salles


Extrait du film " Ma mère m'a dit" (Tenayi Yemma)  

 Ce long métrage raconte l’histoire d’une jeune fille confrontée à un mariage arrangé par sa propre mère. L’héroïne se trouve  obligée de  faire des choix difficiles, mais un drame la précipite sous l’autorité d’une famille en Kabylie.

 Doudouche vit en France, mais sa mère veut la marier à Bélaïd, son cousin sans papier. Fraîchement arrivé de Kabylie, le jeune homme n’a  qu’une idée en tête se « mariager » pour obtenir des papiers à « Bombigny » (la préfecture de Bobigny). Tourné en France et en Kabylie;  le film de Younes Boudaoud aborde la vie dans l’immigration kabyle, un sujet inconnu en France. Doudouche est confrontée tour à tour à la  perspective d’un mariage arrangé, puis se retrouve prisonnière d’une famille qui refuse de la laisser repartir en France. Le scénario utilise l’  humour pour peindre les rapports entre les Kabyles des deux rives de la Méditerranée.

Le tournage s’est déroulé en quelques mois dans des conditions extrèmes, faute de moyens. Younes Boudaoud a confié les deux principaux rôles à Lamia Lahiout (Doudouche) et Lounès Semsoum, plus connu sur Internet sous le nom Lounes le Kabyle comme auteur d’un blog.

       Et là:  un interview  de Lamia Mahiout et Ouerdia sur Rezki.net

 

 "La Graine et le mulet": chaleureux portrait d'une famille franco-tunisienne

    "La Graine et le Mulet" d'Abdellatif Kechiche, chaleureux portrait d'une famille franco-tunisienne a été acclamé au dernier Festival de Venise où il a raflé le Prix spécial du Jury et celui de la meilleure révélation, décerné à la jeune Hafsia Herzi.

     Favori des critiques et du public en septembre à la Mostra, "La Graine et le mulet" sera à l'affiche de 80 salles en France.

    Slimane, un vieil ouvrier immigré des chantiers navals de Sète, est mis à la porte car il n'est "plus rentable" et "pas assez flexible". "Tu es fatigué et tu nous fatigues!", lui lance son patron, une humiliante conclusion après des décennies de loyaux services.

     Slimane décide alors d'ouvrir un restaurant de couscous de poisson - la semoule ou "graine", et le mulet - sur un vieux rafiot rongé par la rouille.Les multiples démarches nécessaires sont bientôt synonymes de frustrations et d'humiliations larvées, pour cet homme modeste.

    Ses vieux copains et surtout ses deux familles - séparé de son épouse, il fréquente la patronne de l'hôtel de l'Orient où il vit et élève sa fille, la jeune Rym, qui l'admire - vont se lancer à corps perdu dans l'aventure.

     

    Après avoir évoqué la dureté de l'immigration dans "La faute à Voltaire" (2000) puis les quartiers populaires des banlieues avec "L'Esquive" (récompensé de quatre César en 2004), le franco-tunisien Abdellatif Kechiche aborde la crise de l'emploi dans ce superbe troisième film.

     En toile de fond de "La Graine et le mulet": la dureté du chômage qui accable les plus modestes, les moins diplômés, et les vexations

    subies par la communauté franco-arabe, jamais suffisamment "intégrée" aux yeux de certains.

    "J'ai eu le désir de faire un film à partir de ce que j'étais: à travers cette histoire de famille, de communauté, d'origines, je me suis impliqué davantage", affirmait à l'AFP Abdellatif Kechiche, en septembre à Venise.

    "Je voulais aussi donner une représentation plus juste, plus réaliste, des Français d'origine arabe de la classe ouvrière, dont les médias et le cinéma donnent une vision très étriquée", disait-il.

     Tissé de longs plans-séquences qui font naître l'émotion tout en ménageant un formidable suspense, ce film à la fois lucide, chaleureux et souvent teinté d'humour, ne s'apesantit pas sur la violence sociale qu'il épingle.

    Cinéaste humaniste, Abdellatif Kechiche y dépeint avec délicatesse des liens familiaux complexes et dessine des personnages forts, servis par d'impressionnants acteurs, pour certains non professionnels.

    Avec son jeu sobre et subtil, Habib Boufares insuffle à Slimane un mélange de lassitude et de dignité inaliénable, tandis que la jeune Hafsia Herzi, qui tient son premier grand rôle à 20 ans, campe une Rym brûlante et entière.

    Après avoir débuté adolescente dans "US Go home" de Claire Denis, Alice Houri est bouleversante en jeune épouse trahie.

     Né à Tunis en 1960, Abdellatif Kechiche a débuté comme acteur de théâtre et de cinéma, jouant notamment dans "Le Thé à la menthe" d'Abdelkrim Bahloul (1984) et "Les Innocents" (1987) d'André Téchiné, avant de tourner "La faute à Voltaire", récompensé par un Lion d'or du meilleur premier film à Venise

         Espace Web officiel du film sur Pathé.fr

      

    Benjamin STORA - Entre mémoire et Histoire

    Né en Algérie, à Constantine, en 1950, Benjamin STORA est Professeur des Universités. Il enseigne l'histoire du Maghreb et de la colonisation française (Indochine-Afrique), co-dirige l'Institut Maghreb-Europe à Paris VIII-St Denis depuis 1990.

    Titulaire de plusieurs Doctorats en Histoire et sociologie dont celui en Sciences Sociales du Maghreb et du Moyen-Orient contemporains (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales- 1978), il a travaillé sous la direction de MM. René REMOND, Philippe VIGIER, Charles-Robert AGERON.

    Ses thèses recueilleront les plus hautes distinctions universitaires (Mention Très Bien ou Très Honorable). Elles ont porté sur :

    Messali Hadj 1898-1974, (soutenue en 1978)

    Sociologie du nationalisme algérien, L'Analyse sociologique par l'approche biographique, (soutenue en 1984)

    Histoire politique de l'immigration algérienne en France 1922-1962, (Thèse d'Etat, 1991).

                 En matière d'enseignement, Benjamin STORA a d'abord été, en 1982, Assistant en Sociologie et Histoire contemporaine à Paris VII (Jussieu). Maître de conférence en 1986 et Professeur d'Histoire contemporaine à Paris VIII-Saint-Denis depuis 1993, il a été nommé responsable de la préparation au CAPES d'histoire-géographie en 1993. Par ailleurs, il participe à l'encadrement des DEA Maghreb (Paris I, III et VIII) et Tiers Mondes , Afrique (Paris VII et VIII). Il participe aussi à l'encadrement des DEA Méditerranée à l'INALCO, où il a aussi été chargé d'enseignement.

        Sur le plan de la Recherche, Benjamin STORA est Directeur scientifique de l'Institut Maghreb-Europe ( Paris VIII). Il est membre du Laboratoire Tiers Monde- Afrique (CNRS), et de celui de Sociologie de la Connaissance ( Paris VII). A l'Institut d'Histoire du Temps Présent (CNRS), il est membre de deux groupes de travail : Décolonisation de l'Empire français et Histoire et Psychanalyse.

      Il dirige, depuis 1995, le DEA Maghreb, Sciences sociales à St Denis -Paris VIII.

      Benjamin STORA a passé l'année 1996 à Hanoi, détaché à l'Ecole Française d'Extrème Orient (EFEO) pour une recherche sur les "Imaginaires de guerre, Algérie-Vietnam"(ed La Découverte 1997). Il a enseigné à l'université de New York (NYU) , en 1998, l'histoire de la colonisation française. Il se trouve en détachement à Rabat à l'ex-IRMC, en 1999, pour une recherche sur les nationalismes marocain et algérien. S'intéressant à la production et diffusions des images pour l'écriture de l'histoire, il a réalisé trois documentaires pour la télévision sur la guerre d'Algérie.  

            

     

     MUGAR en concert  le 7 Juillet 2007 au Festival des Roches Celtiques (42)

       Quand la musique celte rencontre la musique berbère, elles se donnent rendez-vous à Mugar. Le groupe celto-berbère, composé autour de trois flûtistes, réussit le pari de marier la cornemuse à la ghaita, le biniou et le bendir.

                     

     L’an dernier, plus de 7 000 personnes ont assisté aux différents concerts du Festival des Roches Celtiques. Cette année encore, Rochetaillée propose les 7 et 8 juillet 2007 un programme alléchant et… entièrement gratuit, ce qui ne gâche rien !

             Les concerts se déroulent sur le parking des Echeneaux ainsi qu’à l’intérieur de l’église. De la musique bretonne (fest noz) à la musique traditionnelle irlandaise, en passant par la musique celtique métissée, celt pop, celt rock… Les sept groupes présents durant ces deux jours sont de sensibilités diverses.
    Les spectateurs pourront également profiter d’un marché celtique qui accueillera plusieurs brasseurs de la région et proposera des dégustations de crêpes, kouign amann et autres spécialitésbretonnes. Ce marché sera également consacré aux produits bio (lampes de sel, tisanes…), aux bijoux celtiques et à la déco (sculpteur sur pierre…). Il sera ouvert les deux après-midi ainsi qu’en soirée.
    Dimanche soir, un feu d’artifice tiré du château clôturera le festival.

         Dans la lignée d’Idir. Deux univers musicaux, un lieu de rencontre. Mugar, nom du groupe celto-berbère auteur du disque Kabily-Touseg. Mugar, lieu de rencontre de caravanes dans le grand sud algérien. Et ce n’est pas un hasard si la page d’ouverture, qui est aussi la pochette du CD, représente un menhir dans le désert. Une volonté de fusion artistique. Il était une fois trois flûtistes plutôt doués, Youenn Le Berre, Michel Sikiotakis et Nasredine Dalil, qui décident de tenter une expérience musicale le temps d’un concert. C’était en 1996 à Paris. La magie a opéré. Le groupe, rejoint par plusieurs nouveaux membres dont le groupe de musique irlandaise Broken String, sort plus tard un album. Succès immédiat. Les deux univers, celte et berbère, ont trouvé leur Mugar.

    Site officiel de MUGAR

    Programme complet du festival des Roches Celtiques de St ETIENNE Rochetaillée (42)

    "La France des Couleurs" - Nouvel album d'IDIR le 4 juin 2007

    Huit ans après « Identités », Idir revient sur le devant de la scène avec un très attendu nouvel et quatrième album studio, délicieusement baptisé « La France Des Couleurs » et dont la sortie est fixée au 4 juin sur Columbia. Quelques mois après la publication de « La France Des Couleurs », le 20 octobre précisément, Idir participera à un concert multi-artistes au « Zénith » de Paris. D'origine kabyle, Idir, artiste majeur de la scène world depuis trente ans, a voulu faire de « La France Des Couleurs », un lieu de rencontres interculturelles et intergénérationnelles. Dans son nouvel album studio, Idir a choisi d'aborder les thèmes qui lui sont chers.

    Parmi ceux-ci, on compte l'amour, la culture en général (berbère en particulier), l'exil, l'immigration, le droit à la différence, l'éducation ou bien même encore la mémoire historique. Et ces thèmes, Idir les partage avec des artistes de tous horizons : Akhenaton (IAM), Guizmo, Manu et Daniel de Tryo, Féfé et Leroy (Saïan Supa Crew), Noa, Sinik, Grand Corps Malade, Zaho, Wallen, Oxmo Puccino ou encore Tiken Jah Fakoly parce que c'est ça la France. Et « 'La France Des Couleurs', si on lui en donne les moyens, défendra les Couleurs de la France ». « La France Des Couleurs » donne suite à « Identités » en 1999, troisième album studio de Idir, un album-hommage.

    Le 17 octobre 2005, paraissait un CD/DVD chez BMG Sony Music. Réalisé par Jean-Paul Miotto, Idir : entre scènes et terres comprend à la fois un concert live et un portrait documentaire avec notamment les témoignages de Jean-Jacques Goldman, Maxime Le Forestier et des membres de Zebda. Idir : entre scènes et terres revenait sur la carrière de l’auteur, compositeur et interprète à succès, alors qu’il fêtait ses trente ans de scène.

    Arrivé à Paris en 1975, Idir sort Avava Inouva, son premier album, bouscule textes et orchestration et donne un nouveau souffle à la chanson d’expression kabyle enregistrée jusque-là en Algérie. Depuis cette époque, l’artiste, qui n’a réalisé que trois autres albums, continue de déplacer des foules de tous horizons. Derrière leur apparente simplicité, ses mélodies ont résisté au temps.

       

       

      Idir et Saïan Supa Crew en studio

    Hamid Cheriet est né en 1949 dans le village d’Aït-Lahcène en Kabylie. S’il taquine la muse de la musique en composant des chansons, il étudie la géologie et se destine avant tout à une carrière d’ingénieur. Or c’est lui qui, sous le nom de Idir, va offrir à l’Algérie et au Maghreb, leur premier tube international. Initulée "Avava Inouva" (Mon petit papa), sa ballade, composée dans une veine folk sur un poème de Benmohamed, paraît d’abord en 45 tours en Algérie, puis dans un album publié en 1976 chez Pathé Marconi. "Avava Inouva" sera ensuite adaptée dans une dizaine de langues. Mais il faudra attendre 1989, au terme d’un procès marathon contre son ancien producteur, pour voir Idir enfin libre de réunir une compilation de dix-sept titres qui sort en 1991.
    Outre "Avava Inouva", l’album contient une kyrielle de titres indémodables comme "Isefra", "Ssendu", "Azguer", "Muqlegh" "Zwit Rwit", "Chfigh", "Azwaw", "Tagrawala", "Achawi", "L’Mut", "W’ibghun" ou encore "Aghrib". La publication l’année suivante d’un nouvel opus inspiré, Les Chasseurs de lumières, achève de consacrer le retour en force du compositeur à succès.

    En 1992 toujours, Khaled qui, sous le titre de "El Harba win ?"(Où fuir ?, 1988), avait repris en arabe "Zwit rwit", l’un des grands succès de Idir, invite ce dernier à venir l’interpréter en duo sur la scène de l’Olympia. Les deux hommes se retrouveront en 1995, au Zénith de Paris, à l’occasion d’un concert géant baptisé "L’Algérie, la vie", dont ils étaient les initiateurs et qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes, en présence de nombreuses vedettes algériennes et françaises. Une ovation avait accueilli l’arrivée de Idir sur scène. Il est vrai que depuis longtemps ses récitals sont toujours un grand moment de fête.
    Plus récemment, c’était au tour de Cheb Mami de lui rendre hommage en reprenant "Azwaw".

    En 1999, l’album Identité, qui revisite le répertoire de Idir, avait permis de réunir dans une même aventure une pléiade de musiciens et amis comme Manu Chao, Maxime Le Forestier, Dan Ar Braz, Gilles Servat ou Geoffrey Oryema, mais aussi l’Orchestre National de Barbès, Gnawa Diffusion, Zebda et feu Brahim Izri. Identité est couronné d’un "Disque d’Or", en quelques semaines, et de deux concerts de retrouvailles à l’Olympia avec les musiciens invités sur l’album et Souad Massi en première partie. Il sera suivi de Deux rives, un rêve (2002), une compilation avec des inédits dont Pourquoi cette pluie de Jean-Jacques Goldman, qui évoque les intempéries de novembre 2001 à Bab el Oued.

     

    Jean DUMAURIER - lI signe ses écrits  "WIN NAT IRATEN

       

       

      Il signe ses écrits (livres et articles) avec la dénomination de « WIN NAT IRATEN » pour rappeler ses origines et attaches kabyles
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      A l’âge de 20 ans qu’il atteint au cours de ses études au lycée d’Alger, ce fils d’instituteur indigène a été  éjecté de sa classe Terminale à 2 semaines du concours qui mène à l’école ST Cyr avec l’apostrophe suivante :

       

            «  Vous n’aviez pas le droit de vous trouver dans cette filière préparatoire à cette grande école d’officiers. »

       

       

       

       

      Imaginez si vous le pouvez, la blessure produite chez un adolescent  en pleine ardeur, dans un moment où la France subissait la plus grande gifle de son histoire. En effet, un mois après cette déconvenue, la France était abattue, vaincue et acculée, non seulement à la reconnaissance de sa défaite, mais a subit l’occupation  la plus humiliante pendant 5 ans.

       

      C’est alors  que l’on a vu des Français (soi-disant patriotes) qui se sont livrés à de basses œuvres et manœuvres tandis que notre Kabyle entrait dans une résistance française pour rejoindre des unités de combats qui ont libéré la France.

       

       

       

      Avec son cursus militaire qui a duré 20 ans de campagne de guerre, notre Kabyle a quitté l’uniforme militaire avec le grade de colonel pour revêtir l’uniforme de sous-préfet, avant de terminer ses activités professionnelles dans la spécialité d’expert international pour la formation des cadres.

       

       

      Ayant ainsi payé sa dette envers la France qui l’avait instruit, DUMAURIER a entrepris de payer sa dette envers ses ancêtres, en parcourant les 5 continents pour étudier les vestiges témoignant de leur  vie passée.

       

      Vous allez voir que ce qu’il a découvert est époustouflant. Ce qui va vous être dévoilé n’st rien d’autre que l’histoire de notre passé qui nos a été volé pour enrichir l’histoire des autres.

       

       

       

      Il nous appartient de le savoir et de le faire savoir pour reconquérir notre patrimoine usurpé.

       

      Alors à nous de jouer après… !

       

       

    TINARIWEN - les touaregs qui interprètent le rock des dunes

    Album "Aman Iman: Water Is Life" sorti en Février 2007 chez UNIVERSAL

    Tinariwen, le groupe touareg qui porte la musique berbère sur la scène musicale internationale vient de sortir un nouvel opus intitulé « AMAN IMAN » que nous vous invitons à écouter.

    En attendant leur prochaine tournée à Paris prévue pour Avril, voici un portrait de ce groupe dont vous trouverez une biograpraphie complète sur www.tinariwen.com

    Imaginez une tribu de nobles guerriers du désert, vêtus de djellabas bigarrées et armés de guitares électriques pour psalmodier un blues qui n’a rien à envier à celui de B.B. King ou de Ry Cooder. Une musique hypnotique, lancinante, ponctuée de riffs acérés et de percussions aquatiques, comme la rencontre des Rolling Stones des débuts avec une chorale de muezzins survoltés. Après tout, ainsi que l’a toujours affirmé Ali Farka Touré, regretté griot des douze mesures, le blues est né en Afrique... Et Tinariwen, les hommes bleus à l’âme blues, le prouvent. Héros de la rébellion touareg du début des années 90 contre le pouvoir malien (on en a vu monter à l’assaut kalachnikov en main et guitare en bandoulière) ils demeurent aujourd’hui les hérauts d’une résistance opiniâtre contre toute forme d’oppression. Leurs chants de révolte, d’errance et d’amour sont entrés dans la légende locale et ont conquis la planète. Des stars du rock comme Carlos Santana, Robert Plant, Taj Mahal ou Elvis Costello ne jurent que par eux, Thom Yorke, leader de Radiohead, a même avoué s’être inspiré de leur musique pour composer une partie de son album solo, The Eraser.

    Après avoir tourné dans le monde entier, les Tinariwen publient enfin leur troisième album. Il s’intitule « Aman Iman », l’un des dictons favoris des Touaregs, fiers nomades sahariens pour qui « l’eau c’est la vie ». Enregistré en une dizaine de jours à Bamako, sous la houlette du producteur Justin Adams, le disque est sans conteste le meilleur du groupe. En douze morceaux tournoyants et voluptueux, on retrouve, intacts, ces éclats de guitare que ne renieraient point un Keith Richards ou un Jeff Beck, ces mélopées envoûtantes qui évoquent la douceur d’un coucher de soleil sur le désert, ce mélange de langueur sensuelle et d’âcre énergie. Bref, tout ce qui faisait l’essence du blues, puis du rock, restitué ici avec une pureté immaculée. Entre chants de lutte et d’espoir, poésie insurgée et ballades amoureuses, les Tinariwen, ces fils des sables et du vent, réinventent une musique originelle, limpide, une musique des racines, qui parle au corps, au cœur et à l’âme. Et si c’était eux, le meilleur groupe de rock du monde ?

     

    AKLI-D aux Découvertes Berbères 2007

        

       Nouvel album Ma Yela réalisé par Manu Chao - Sortie le 3 avril

          Le festival des Découvertes Berbères à Lyon est organisé par l’association AWAL Grand-Lyon.

      C’est une dynamique de multi-culturalité que l’association AWAL Grand-Lyon inscrit ce festival "Les Découvertes Berbères" dont l’objectif principal est de faire connaître et promouvoir la culture berbère comme élément interculturel et comme expression spécifique pour le grand public.

      Ce festival est à sa septième édition. Il contribue à faire découvrir la culture berbère sous un angle artistique..... Et l'une des têtes d'affiche de l'édition 2007, le chanteur AKLI D.

       

      Musicien "Moderne ", AKLI D. n'en oublie pas ses origines, demeurant fidèle à l'enseignement de sa famille, en particulier celui de sa mère qui chantait dans les fêtes villageoises à la manière des griots.

       

      Auteur accompli, AKLI D. perpétue la poésie kabyle, bucolique et spirituelle, fondée sur les métaphores (les montagnes pour désigner la poitrine de la bien-aimée) et les symboles récurants (l'aigle ou le faucon). Cet onirisme, servi par la voix chaleureuse D'AKLI D. et sa fluidité d'expression, s'appuie sur des compositions personnelles riches en savoir rythmique et en textures sonores nourries des traditions KABYLES. Le contraste entre le côté joyeux, tranquille et festif de sa musique et la noirceur des textes devient alors passionnant.

       

      Mais AKLI D. est aussi un grand voyageur, un curieux du monde dont il a su glaner les richesses musicales. On se trouve alors confronté à de surprenantes mélodies et variations rythmiques venues de l'ancienne Numidie traversant les peuples celtes jusqu'aux rives de la Californie. AKLI D. relie les continents, imposant l'universalité musicale sans jamais tomber dans l'artifice ou la tendance tout-synthétique actuelle. Rythmes enjoués, ballades douces-amères, mandole, clari-ney, banjo, guitares, et percussions africaines participent à un style unique. AKLI D. opte pour une fusion folk-kabyle radicale et spontanée où palpitent sensualité et passion de la vie. On a déjà entendu AKLI D. sur la scène hexagonale avec ses deux premières formations "EL JAZZIRA "et "LES REBEUS DES BOIS ".

       

      AKLI D. a grandi dans un petit village de Kabylie (Algérie) au sein duquel football et musique étaient rois. Issu lui-même d'une famille de musiciens, il gardera toujours au fond de lui l'influence de sa mère, chanteuse de chants spirituels improvisés à la façon des griots. C'est par de nombreux aller-retour entre sa maison et la maison des jeunes à quelques mètres de chez lui que sa formation voit le jour.

       

      AKLI D. n'a que 12 ans. Son premier concert aura lieu au lycée. Par la suite, il participera aux festivals locaux organisés par les Maisons de la Culture. A l'âge de 15 ans, il remporte avec sa formation le 1er prix du Festival Africain. Il arrive à Paris (France) où il joue de la musique dans les bars de la communauté berbère. Un jour d'été, il voit des musiciens jouer sur l'esplanade de Beaubourg. Il emprunte un banjo pour une chanson et à partir de là, il ne quittera plus les Places Publiques. De par cette expérience, il apprendra des musiques de tous horizons (Reggae, Folk, Rock, …) qui viendront métisser ses compositions.

       

      Quelques années plus tard, il se consacre à l 'Ecole du Cinéma : il suit des cours à la Cité Universitaire avec Renzo (ex assistant Metteur en scène de Fellini) puis un an plus tard au Café de la Gare (Centre du Marais), il va suivre pendant quatre années les cours de Kathleen Leslie issue de l 'Actor's Studio new-yorkais et élève de Lee Strasberg. En parallèle à sa formation d'acteur, AKLI D. monte un répertoire de reprises rock et se produit dans les cafés-concerts. Une jeune américaine l'invite à San Francisco (Etats-Unis). A peine arrivé, il monte une formation musicale (Fusion Groove). Il enchaînera alors les concerts (Café International, Université de Stanford, …) durant plusieurs mois. Quelques mois après son retour en 1994, il part en Irlande pour une expérience musicale " berbéro-celtique " dont il sortira très enrichi.

       

      De retour à Paris, il crée son propre groupe Les Rebeuh des Bois. AKLI D. ne s'est jamais soucié de faire un disque, la musique étant pour lui un art de vivre avant tout, notamment de par les origines nomades de sa mère. Par hasard, un ami batteur lui parle d'un producteur (Al SUR Production). Tout va très vite, il réalise une maquette et son premier album ANEF-AS TRANKIL voit le jour en octobre 1999.